23 février 1944 le Résistant Communiste Henri Auzias est fusillé, les postier.e.s communistes marseillais.e.s n’oublient pas

 

Ce Mercredi 23 février aura lieu la commémoration de la mort, pour la France et de sa libération du nazisme, du Résistant Communiste Henri Auzias. L'hommage se déroulera devant l’entrée de La Poste Colbert à Marseille avec prises de parole et dépôts de gerbes à 11h30 à l'endroit où la plaque commémorative de sa mort a été apposée en 2021.

Ce Mercredi 23 février 2022, c'est le jour anniversaire de l'exécution il y a 68 ans par la police de Vichy, du fasciste Pétain, du Résistant Communiste Henri Auzias tombé pour la Libération de la France et la liberté de son peuple.

Les Communistes marseillais.e.s et postier.e.s n’oublient pas et commémoreront le Mercredi 23 février2022 à 11h30 Mercredi 23 févrierdevant l’entrée de La Poste Colbert à Marseille l’assassinat de Henri Auzias !

Aujourd’hui des propos révisionnistes, antisémites, racistes et haineux sont portés par de tristes personnages candidat.e.s à l’élection présidentielle, Eric Zemmour, Marine Le Pen, ou par d’autres à droite, ont libre cours sur tous les plateaux de télévisions ou sur toutes les stations de radios. Ils stigmatisent les immigrés venus trouver dans notre pays liberté et mieux être en y apportant leur courage et leur intelligence.

Avec la commémoration de la mort du Résistant Communiste Henri Auzias, c’est se Souvenir, c’est être plus que Mobilisé.e.s, c’est Agir contre la montée de tous les fascismes, de l’antisémitisme, du racisme, Pour ne pas faire revivre ce passé aux nouvelles générations.



Henri Auzias était un militant communiste connu, il fut arrêté à son domicile marseillais en janvier 1941 et écroué à la prison militaire Saint-Nicolas de Marseille. Condamné par le tribunal militaire de Marseille, le 19 mars 1941, à quatre ans et trois mois de prison, il est incarcéré du 24 mars au 8 avril 1941 à la prison Saint-Pierre de Marseille. Transféré le 8 avril 1941 à la Maison centrale de Nîmes, Auzias y joue un rôle prépondérant dans l’organisation clandestine des détenus.

En octobre 1943, Auzias est transféré à la Centrale d’Eysses. Sur tout le parcours qui le mène avec ses compagnons de détention à Eysses, il entraine ses camarades à chanter des airs patriotiques et à clamer des slogans de la Résistance.

A Eysses, il devient très rapidement le délégué communiste des internés aux côtés de Stéphane Fuchs, délégué gaulliste comme porte-parole des détenus auprès de l’administration pénitentiaire. Il défend avec ténacité les revendications de ses camarades et obtient de nombreuses libéralités : statut de détenu politique, vêtements civils, partage des colis…

Il est également l’un des principaux organisateurs de la tentative d’évasion collective du 19 février 1944 qui se soldera par un échec.
Condamné à mort par une cour martiale réunie à Eysses, il est fusillé le 23 février 1944 en chantant La Marseillaise et en criant “Vive la France”.




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